N°4 d’une série de cinq posts consacrés à cette question
le-cessez-le feu un premier pas?
La paix au milieu d’une guerre semble le plus souvent inaccessible. Il arrive pourtant que la paix n’attende pas la victoire définitive de l’un des belligérants. Après trois ans de combats, la guerre de Corée a pris fin en 1953 par l’armistice de Panmunjom, sans vainqueurs ni vaincus. Les accords de Dayton de 1995 ont mis fin à la guerre de Bosnie. Les accords d’Oslo de 1993 avaient lancé un processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Alors peut-on discerner des conditions par lesquelles une guerre en cours pourrait céder la place à la paix ?
La première étape du retour à la paix est presque toujours la décision d’un cessez-le-feu. Le cessez-le-feu est rationnel et raisonnable, une fois établi le constat de l’équilibre des forces et de l’inanité des combats. Il naît également d’une certaine lassitude des combattants et des opinions publiques .
Le cessez-le-feu n’est jamais exempt d’arrière-pensées, il n’est pas la paix en elle-même, il en est le possible chemin. Le cessez-le-feu ne tranche pas le conflit et n’en marque pas l’issue. Il at souvent une durée limitée, parfois simple trêve momentanée pour que chaque camp puisse panser ses blessures. Mais il est une première étape, une colombe au rameau d’olivier, qui va de pair avec une modification de l’état d’ esprit général. L’espoir de la fin de la guerre surgit dans l’opinion publique et estompe l’esprit belliqueux, le pacifisme qui n’ avait plus droit de cité peut resurgir, un autre horizon devient possible. La possibilité d’une paix s’esquisse, ne serait-elle que par un futur statu quo de la situation territoriale et militaire au moment où le cessez le feu est adopté.
Depuis 1948, l’ONU a ainsi réussi à promouvoir un très grand nombre de cessez-le-feu en suivant un principe simple : des cessez-le-feu partiels, temporaires, locaux ou humanitaires peuvent favoriser la désescalade du conflit.


