Petit guide Elead des écoles de commerce postbac

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Il y a trois décennies, les écoles de commerce postbac manquaient de prestige et de crédibilité face aux écoles qui recrutaient à travers les concours postprépa. Au long des années les écoles de commerce postbac se sont cependant affirmées, malgré leurs coûts de scolarité élevés, semblables à ceux des écoles postprépa, en général de l’ordre de 12 000 à 17000 euros par an, selon les écoles et les années du cursus. Elles ont bénéficié de la reconnaissance de leur diplôme en 5 ans en tant que master, ont obtenu des labels internationaux, sont entrées dans la Conférence des grandes écoles. Elles ont profité de l’avantage que leur confèrent leurs formations assez complètes, rythmées par de nombreux stages, fournissant ainsi aux entreprises de jeunes diplômés déjà opérationnels. Elles n’ont pas, pour la plupart trop pâti de leur manque de sélectivité par rapport aux écoles postprépa.

Certaines réussites ont été spectaculaires, à l’instar de l’IESEG qui a réussi à se hisser dans les premiers rangs du classement général des écoles de commerce. Elle est devenue en termes de recrutement l’une des premières écoles de commerce françaises avec près de 1200 nouveaux étudiants chaque année. Elle a réussi, malgré sa hausse massive d’effectifs, à maintenir un certain degré de sélectivité de son concours d’admission.

Face à cette affirmation des écoles de commerce postbac, les écoles traditionnelles ont réagi en lançant, pour certaines récemment, des programmes de BBA -Bachelor of Business Administration- en quatre ans, la plupart au sein du concours Sesame. Ces BBA trouvent désormais un vaste écho auprès des étudiants et ont connu un véritable boom lors des dernières années.

           Les écoles de commerce postbac proposent en effet à leurs étudiants des cursus attractifs. Contrairement à beaucoup d’autres formations, notamment à l’université,  dans les écoles d’ingénieurs post bac ou en classes préparatoires, où l’enseignement des deux ou trois premières années reste très académique et théorique, les écoles de commerce postbac se tournent immédiatement vers un enseignement pragmatique et ouvert, à visée directement professionnelle. Dès les premiers mois l’étudiant est  plongé dans le marketing, le management, la comptabilité, les business plans, les études de cas. Le rythme des cours, les formes d’initiatives laissées aux étudiants, l’importance des projets concrets, des travaux de groupe, des stages, rompent nettement avec les routines scolaires. La vie étudiante est animée, marquée par l’importance des activités associatives. Le travail est moins soutenu qu’en classe prépa d’autant que la charge horaire hebdomadaire reste très raisonnable. La plupart des écoles proposent en outre à leurs élèves une année de mobilité internationale, généralement en troisième année, au sein d’établissement partenaires présents dans le monde entier.  

Trois types de cursus en école de commerce postbac peuvent ainsi être distingués : les programme Grande Ecole en 5 ans, les BBA en 4 ans et les bachelors en 3 ans. Les cursus en 5 ans sont les plus classiques et les mieux balisés. Les deux premières années les étudiants reçoivent une formation généraliste dans tous les domaines qui touchent à l’économie de l’entreprise ponctuée de stages brefs. La 3e année est généralement vouée à un échange à l’étranger, le plus souvent sous la forme d’un semestre ou d’une année universitaire passés  dans l’établissement partenaire. C’est le moment où l’étudiant, qui a eu le temps de mûrir son projet professionnel, choisit son master

Les écoles proposent en général une vaste gamme de Masters dans les domaines principaux du marketing, du management, de la finance, de la gestion des ressources humaines et de l’entrepreneuriat. Ces masters sont le plus souvent déjà spécialisés. Ainsi les écoles de commerce proposent souvent une demi-douzaine de masters différents de marketing, par exemple  marketing digital, étude de marché, politique de produits, vente, distribution, publicité et communication ou encore marketing de la mode et du luxe ou marketing grande distribution. Dans le domaine de la finance l’étudiant pourra ainsi par exemple choisir entre la finance de banque, la finance de marché, la finance d’entreprise, la finance de fonds d’investissement, les fusions-acquisitions. Si l’offre pédagogique reste assez proche d’une école à l’autre, les écoles ont cependant chacune leurs points forts et leurs masters originaux.

 En 5e année, un stage en entreprise long de six mois clôt le cycle et permet d’accéder directement au marché du travail lorsque l’entreprise embauche au terme de ce stage.

Les BBA, cursus en 4 ans, ont connu un développement rapide au cours des dernières années, au détriment des écoles en 5 ans les moins bien classées du concours Sesame qui se sont fragilisées. Ils proposent une formation assez proche de celles des écoles en 5 ans, simplement  plus condensée. Pratiquement toutes les écoles de commerce du Top 12, ont franchi le pas en lançant  des BBA et en imposant, à leurs propres élèves issus de la forte sélectivité des classes préparatoires, le partage des cours, des locaux, des professeurs, du label, et du réseau d’anciens, avec des étudiants du BBA. La notoriété  et la qualité  des écoles qui les  proposent  ont ainsi fait le succès des BBA.

 Les BBA présentent toutefois une limite relative par le fait qu’aujourd’hui la plupart des formations qui mènent à des postes clefs de l’entreprise s’effectuent en cinq ans, à l’instar de Sciences Po, des écoles d’ingénieurs, de masters d’université et des programme Grandes Ecole des écoles de commerce elles-mêmes. La multiplication des passerelles dans l’enseignement supérieur a permis une réponse. Aujourd’hui une grande partie des étudiants issus des BBA effectue un master 2 ou même parfois un MBA anglo-saxon pour compléter le BBA, avec l’opportunité de choisir un master 2 très spécialisé qui leur ouvrira des portes particulières sur le marché du travail.

Les bachelors en 3 ans sont un peu moins ambitieux. Beaucoup d’entre eux, d’ailleurs peu sélectifs, se destinent à des étudiants qui souhaitent des études courtes et veulent entrer plus rapidement dans le monde du travail. Ces étudiants ont néanmoins la possibilité, que beaucoup utilisent, de poursuivre leurs études supérieures au terme du bachelor, à travers le processus des admissions sur titres, pour entrer  en master dans une école de commerce, qui peut d’ailleurs être celle de leur propre bachelor.

Un bachelor en 3 ans se différencie toutefois largement des autres : celui de l’ESCP, qui a la quadruple spécificité d’être proposé par l’une des meilleures écoles de commerce françaises, de donner un diplôme de Bachelor of Sciences (Bsc), d’être sélectif, et d’être mené sur un campus européen de l’école chacune des trois années. En bref, il fournit un label  et une  formation  pour ouvrir des portes à de bons  masters.

Le nombre de places indiqué ici correspond au nombre total de places proposées en 2026 pour l’ensemble des campus et des programmes Grande Ecoles de l’établissement. Le nombre d’inscrits réels peut être supérieur ou inférieur au nombre de places proposées.

L’IESEG a été fondée en 1968 par l’Université catholique de Lille. Elle a connu depuis un essor remarquable ne cessant de gagner des places dans les classements nationaux et internationaux, et a obtenu les meilleurs labels. Elle est la première des écoles postbac et rivalise avec les écoles postprépa. En 2008 elle a ouvert son grand campus de la Défense qu’elle a récemment encore agrandi. Elle a trois points forts majeurs, le management, la gestion et la finance. Sa devise « Empowering changemakers for a better society

L’ESSCA a été fondée à Angers en 1909 par l’université Catholique de l’Ouest. Elle a longtemps été la plus en vue des écoles de commerce postbac.

Présente depuis longtemps à Paris elle s’est installée en 2010 dans son grand campus de Boulogne Billancourt puis a créé de nombreux campus en région à Bordeaux, Aix, Lyon et Strasbourg. Elle dispose également de campus à Budapest à Shanghai, au Luxembourg, à Malaga. Sa devise :« creating futures »

L’ESDES, est membre historique, elle aussi, du concours Acces. Elle a été fondée en 1987 par l’université Catholique de Lyon et reste fortement ancrée dans la région Rhône-Alpes, avec ses deux campus de Lyon et d’Annecy. Elle propose une importante gamme de masters et une préparation spécifique au DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion).

L’école de commerce de la Rochelle a changé d’identité en 2018 pour devenir Excelia Groupe. Ce groupe s’est lui-même subdivisé en 5 écoles dont la Business School reste le fer de lance. L’école, très dynamique, mise beaucoup sur son cadre de vie, celui de la ville elle- même, celui de son campus. L’école propose par ailleurs des masters tournés vers les activités maritimes. Elle vient d’intégrer le concours ACCES.Excelia présente un programme assez généraliste. Une place importante est donnée à l’humanitaire et à l’écologie. La devise d’Excelia : Explore your future

L’école de management de Normandie est l’une des plus anciennes écoles de commerce françaises puisqu’elle a été créée en 1871. L’EM Normandie dispose d’une forte implantation franco- britannique avec 5 campus : un campus au Havre, un campus à Caen, un campus à Paris, un campus à Oxford et un campus à Dublin, auxquels s’jute un campus à Dubaï. L’école se veut résolument tournée vers les nouvelles technologies et l’innovation. Elle propose un grand nombre de programmes Grande Ecole et des bachelors en 3 ans. Elle est l’une des écoles qui compte les plus gros effectifs. Sa devise: Old school, young mind

En 2025 l’EM Strasbourg a rejoint le concours SESAME où elle se positionne parmi les écoles les mieux classées, d’autant que jusque-là l’école recrutait principalement en prépa et en admission sur titre.

L’EM Strasbourg est une forte école généraliste qui présente une vaste gamme de masters, fait une part importante à l’alternance et maintient une relation privilégiée avec l’université de Strasbourg dont elle émane. De ce fait elle propose également des masters universitaires et un fort programme doctoral. Elle est particulièrement ouverte sur l’Europe. Sa devise: « Be distinctive

L’école de Management Léonard de Vinci a été créée à la Défense en 1995, en même temps que le vaste pôle d’enseignement supérieur Leonard de Vinci auquel elle appartient. L’EMLV a progressivement trouvé son rang au sein du système postbac, obtenant progressivement toutes les accréditations requises et s’affirmant au sein du concours Sesame. Elle fait une place particulière aux sportifs.Sa devise : « aller plus loin »

L’EDC a été créé en 1950 et a été longtemps connue sous le nom de l’Ecole Des Cadres. Elle est totalement privée. Après avoir été détenue pendant vingtaine d’années par un consortium d’anciens élèves entrepreneurs, elle a été reprise récemment par le grand groupe espagnol Planeta. Elle est parisienne, sur son campus à la Défense. Bien que globalement généraliste, elle a fait de l’entrepreneuriat ainsi que de la mode et du luxe ses deux points forts pour se maintenir face à la concurrence. Sa devise :« L’esprit d’entreprendre

L’ESG a été fondée en 1974 et a été longtemps l’une des plus grosses et des plus connues parmi les écoles de commerce post bac. Pour résister à la concurrence elle peut s’appuyer sur le grand groupe international de l’enseignement privé Galileo qu’elle a intégré en 2011. Elle a alors changé de nom pour devenir PSB, Paris School of Business. Elle reste assez généraliste. Elle vient de s’installer dans le nouveau campus inter-écoles du groupe Galileo, dans le Quartier latin.Sa devise: Where business meets creativity

Pour faire face à la forte concurrence qui existe entre les écoles de commerce qui n’ont pas pu s’imposer complètement dans les classements, elle mise sur sa forte ouverture à l’international à travers ses doubles diplômes, et ses très nombreux partenaires. Ses masters proposent plusieurs spécialisations en marketing international ainsi que plusieurs spécialisations en management international. Faisant partie du groupe INSEEC/OMNES depuis 2016, elle partage également avec ce groupe son campus du 15e arrondissement; Sa devise : « International careers »

L’European Business School est présente dans le monde des écoles de commerce depuis plus d’un demi-siècle. Elle a longtemps été marquée par la spécificité d’un enseignement en anglais, aujourd’hui partout généralisé. Elle offre des possibilités d’alternance en finance, digital business, e-commerce et management des affaires internationales. Elle a changé récemment de propriété et se renouvelle avec l’ouverture de son nouveau campus du 13e arrondissement près du stade Charléty et de la Cité internationale. Sa devise « European Identity, Global Perspective »

Kedge, déjà présentée ci dessus propose à la fois un BBA et un programmes Grande Ecole en 5 ans Ce dernier reste caractérisé par la priorité à l’international puisque l’étudiant peut passer trois années dans les établissements étrangers partenaires

NEOMA propose à la fois, au sein de Sesame un cursus en 4 ans, le BBA et un cursus en 5 ans, à travers son école TEMA. Pour TEMA, trois campus sont possibles : Reims (cursus complet), Paris et Rouen (1ere et 2e année). TEMA est une école donnant priorité aux innovations numériques et visant à former ses étudiants à une triple compétence en digital, en management et en créativité.

 L ’IPAG Business School créée en 1965 est une école indépendante très parisienne avec ses locaux du boulevard Saint- Germain . L’école propose un second campus à Nice. A a la rentrée 2021, l’IPAG a inauguré son deuxième campus parisien d’une dans le 15ème arrondissement. L’identité de l’école repose sur l’importance qu’elle donne à la recherche et sur l’animation de la vie étudiante. Sa devise: “Going beyond together”

LES BBA EN 4 ANS

L’ESSEC est une Grande Ecole de commerce et de gestion fondée en 1907. Installée à Cergy- Pontoise, l’école est généralement considérée n°2 derrière HEC avec qui elle rivalise. Elle bénéficie d’une très bonne image, liée à sa capacité à bousculer les traditionalismes et les préjugés. Elle vient de se rapprocher de l’école d’ingénieurs Centrale. Elle dispose d’une forte implantation en Asie grâce à son campus de Singapour et à ses nombreux partenaires asiatiques. Elle propose des cursus assez flexibles. Elle offre également un grand nombre de doubles diplômes avec des universités françaises (Centrale Paris, ENS, Saint Cyr, Assas, Descartes) ou avec de grandes universités étrangères.

Le Global BBA de l’ESSEC est le plus ancien, le plus sélectif et le mieux rodé des BBA du concours Sesame. Formant autrefois une école spécifique (l’EPCSI), il est désormais complètement intégré au sein de l’ESSEC et permet aux étudiants un parcours international et un diplôme valorisé. La devise de l’école est « you have the answer.

L’EMLYON fait partie des plus anciennes écoles de commerce françaises puisqu’elle a été créée en 1872. Initialement surtout liée à la ville de Lyon, elle a acquis depuis longtemps une grande dimension internationale et a ouvert un campus à Shanghai en 2007.

L’EMLyon en dehors d’une forte formation généraliste en management propose de nombreux masters spécialisés, en particulier en entrepreneuriat, en marketing de luxe, en sports et en innovation et design. Elle accueille une grande partie de ses étudiants sur son vaste campus de Lyon.

L’EM Lyon s’est transformée en septembre 2018 en Société Anonyme, sur décision de la CCI de Lyon, propriétaire de l’établissement. Son conseil d’administration est désormais contrôlé par des fonds d’investissement

Le BBA de l’EMLyon propose de nombreuses spécialités de management en 4eme année, et des doubles diplômes internationaux. En 2025 le BBA de l’école a mis fin à ses campus de Paris, de Saint- Etienne et de Casablanca et regroupe tous ses étudiants sur son nouveau campus de Lyon Gerland. La devise de l’école est « Educating entrepreneurs for the world ».

SKEMA est un groupe né de la fusion en 2009, sous forme d’association 1901 à but non lucratif, de deux écoles de commerce, l’ESC de Lille          et            le            CERAM  de              Sophia              Antipolis. L’ensemble ainsi formé porte donc le nom de School  of                     Knowledge                  Economy             and Management et s’est développé rapidement depuis la France vers l’international avec des campus à Paris la Défense, à Lille et à Sophia Antipolis, un campus en Chine à Suzhou, un campus en Caroline du Nord à Raleigh en partenariat avec la North Caroline University, un campus au Brésil à Belo Horizonte et un campus en Afrique du Sud.

Le Global BBA de SKEMA, entièrement en anglais, propose de nombreuses spécialités, un solide parcours international via ses différents campus et offre la possibilité d’une 4e année en alternance

La devise de l’école est « The Global Experience »

Rouen Business School et Reims Management School ont fusionné en 2013 pour donner naissance à NEOMA, tandis qu’un campus a été ouvert à Paris. NEOMA est devenue ainsi l’une des plus grandes écoles avec près de 8000 étudiants en formation chaque année. NEOMA a un fort niveau d’internationalisation, offre d’importantes possibilités d’apprentissage et de nombreux doubles diplômes. Son réseau de diplômés compte près de 57 000 alumni. Dans le cadre du concours SESAME, le Global BBA de NEOMA propose deux parcours en 4 ans. D’une part un parcours assez généraliste mais orienté vers le management international et présentant une possible spécialité entrepreneuriat. D’autre part  un parcours CESEM, qui propose des cursus binationaux débouchant sur un double diplôme avec l’établissement partenaire étranger, aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique latine, en Asie .Sa devise: Be passionate. Shape the future

Euromed Management et Bordeaux Ecole de Management ont fusionné en 2013, donnant naissance à KEDGE.L’école propose un grand nombre de programmes avec des spécialisations particulières à l’instar de : « industries créatives », « vins et spiritueux », « santé » ou encore « business connecté ».KEDGE comprend à la fois une école de commerce en 5 ans, une école de design, une école bachelor, un international BBA en 4 ans, EBP international en 5 ans (avec 3 ans minimum à l’étranger).KEDGE compte sept campus permanents : quatre en France (Paris, Bordeaux, Marseille, Toulon), deux en Chine (Suzhou et Shanghai) et un en Afrique à Dakar et trois campus associés en France : Bayonne, Bastia et Avignon. Sa devise est : Let’s be the change

L’école, créée en 1984, a développé de nombreux partenariats avec des établissements connus de l’ingénierie, du design, du numérique et de l’art. Elle doit une partie de son identité à son engagement dans trois domaines : la géopolitique en premier lieu, à travers l’organisation d’un grand festival annuel de géopolitique et une forte offre pédagogique dans ce domaine ; l’engagement aux côtés du sport en second lieu, par le biais de programmes spécifiques pour les sportifs de haut niveau; enfin l’importance donnée à l’humanitaire à travers un master « Humanitarian Program Management »L‘International BBA, rentré en 2024 dans le concours SESAME donne priorité au management, mais offre pour la 4e année de nombreux choix de spécialisation. Les campus sont à Grenoble et à Paris.La devise de l’école : « Business Lab for Society »

DEUX GRANDS BBA HORS SESAME

L’ESCP est une Grande Ecole de commerce et de gestion fondée en 1819 ce qui en fait la plus ancienne école de commerce dans le monde. Elle est aussi la seule des trois parisiennes à être établie à Paris intra- muros, avenue de la République. Elle fait partie du top trois des meilleures écoles françaises et peut rivaliser avec HEC pour le management et l’ouverture internationale. L’ESCP est la mieux implantée en Europe et compte des campus à Paris, Londres, Berlin, Turin, Madrid et Varsovie.

L’ESCP propose depuis la fin des années 2010 un Bachelor of Sciences en 3 ans avec une importance particulière donnée aux mathématiques. Un bon niveau d’anglais est requis. Chacune des 3 années est effectuée sur un des campus européens. Les étudiants munis de ce parcours et du label de ce Bachelor de l’ESCP, décrochent généralement de bons Masters .La devise de l’école est « European Identity, Global Perspective

L’EDHEC, école lilloise plus que centenaire,

a pris un coup de jeune depuis une vingtaine d’années. L‘école qui organise la plus grande course estudiantine de voile d’Europe, la « course croisière EDHEC » a effectivement le vent en poupe, rivalisant avec les trois grandes écoles parisiennes pour la reconnaissance de certaines de ses formations. Elle s’est complètement redéployée géographiquement en ouvrant en 2012 des campus à Londres, Paris et Singapour, auxquels s’ajoute son campus plus ancien de Nice. Elle est devenue l’une des meilleures écoles européennes dans le domaine de la finance.

L’international BBA de l’EDHEC recrute sur dossier et représente-lui aussi un vœu spécifique sur Parcoursup. Il propose plusieurs parcours possibles avec des priorités à la finance ou au marketing ou au management et même un double diplôme en droit et finance. L’étudiant peut chaque fois choisir entre des cursus en français et des cursus en anglais. Sur les 4 années, 3 peuvent être effectuées en apprentissage.La devise de l’école est « Make an Impact ».

L’essentiel des admissions dans les écoles de commerce postbac se fait par le biais de deux concours, ACCES et SESAME. Chacun de ces concours ne représente qu’un seul vœu sur Parcoursup tandis que l’étudiant peut cocher autant de programmes d’écoles qu’il le souhaite, sans limitation. Ainsi avec le concours SESAME, une soixantaine de sous vœux sont possibles, qui ne seront comptabilisés que comme un vœu principal sur Parcoursup.

La sélectivité des écoles varie beaucoup. Elle est très forte pour le BBA ESSEC, de l’ordre de 18 % des candidats, de l’ordre de 33 % à 45 % pour l’IESEG et le BBA Emlyon, de moins de 50 % pour l’EMLV, pour l’EM Normandie, les BBA de SKEMA, KEDGE et NEOMA. Elle est difficile à évaluer pour le BBA EDHEC et le BSC de l’ESCP Elle est faible pour les autres.

Les concours qui ont beaucoup évolué au cours des 15 dernières années se passent en deux temps : des écrits pour l’admissibilité, un oral pour l’admission.

Le cœur des épreuves écrites d’ACCES et de SESAME est le même : tests de langue, tests généraux, épreuve de synthèse. Ces épreuves pour la plupart se situent hors de la scolarité traditionnelle, elles prennent la forme de QCM à passer en ligne, à domicile, sur des logiciels spécialisés. Pour chaque question les  QCM  proposent  quatre réponses. Toutefois le concours ACCES est un peu plus lourd à manier car chacune des réponses peut être vraie ou fausse indépendamment des autres tandis que  pour le concours SESAME une seule réponse est juste.

Par ailleurs le dossier scolaire est désormais pris en compte, mais son rôle reste globalement assez modeste. Pour le concours ACCES, il donne lieu à une modalité particulière en amenant la désignation de « grands admissibles », qui sont exemptés de la partie écrite du concours, au vu de la qualité de leur dossier. L’IESEG et L’ESDES pondèrent également la note de dossier pour l’admission finale. Pour le concours SESAME, le dossier est pris en compte comme l’un des paramètres de la note de l’écrit, avec un coefficient variable selon chaque école, généralement modeste, sauf pour le BBA ESSEC pour qui il constitue un critère très important.

Les oraux sont décisifs et partout reposent principalement sur un entretien de personnalité et de motivation.

En dehors des concours SESAME et ACCES quelques écoles recrutent sur dossier pour l’admissibilité et sur entretien pour l’admission finale. Dans ce cas chaque postulation représente un vœu sur Parcoursup.

LES EPREUVES ECRITES

de 350 mots. Ensuite  un QCM d’anglais  d’une heure avec de nombreuses questions de grammaire et de vocabulaire tout d’abord, puis deux textes donnant lieu chacun à 10 questions.

Enfin et c’est l’épreuve la plus sélective des concours d’admission, un QCM de raisonnement logique et mathématiques  d’une durée de deux heures, composé de 15 questions qui reprennent, pour certaines, des parties du programme de spécialité de première et de terminale ;

L’écrit du concours SESAME est plus varié que celui du concours ACCES et comprend sept épreuves, dont beaucoup ne dépassent pas une durée de 30 minutes, toutes sous forme de QCM et auxquelles chaque école applique des coefficients qui lui sont propres. Le concours récemment restylé est structuré en 3 parties.

 En premier lieu « comprendre » qui inclut une épreuve de  « mathématiques et logique », plus brève (40 minutes) et plus accessible que celle d’ACCES et composée de 20 exercices. Elle vise à tester en plus des acquis mathématiques de base, la capacité à réfléchir, à raisonner sur des problèmes simples, quels que soient les choix de spécialités en terminale. Cette partie  « comprendre » inclut également une épreuve d’« enjeux contemporains » » de 40 minutes avec 40 questions de connaissances portant sur l’actualité importante des 10 derniers mois, dans tous les domaines (culturel, sportif, économique, artistique, scientifique, politique, sociétal,  ….)  Enfin une brève épreuve de « compétences digitales »   complète ce premier parcours. Elle est  composée de  20 questions simples, destinées à tester  la compréhension du monde digital  et l’utilisation des outils numériques, ainsi que l’approche algorithmique.

En second lieu une partie « communiquer » avec  30 minutes pour résoudre un QCM de français de 40 questions sur la grammaire, la conjugaison, le vocabulaire, la compréhension et la culture de la langue française. Cette partie « communiquer » » comprend également un QCM d’anglais et un QCM de deuxième langue , aux mêmes formats de 30 minutes pour répondre à 40 questions de vocabulaire et de grammaire

Le concours comporte enfin une   troisième partie « analyser » à travers une épreuve de deux heures d’analyse documentaire. Un  QCM de 20 questions évalue la capacité de recherche, de hiérarchisation et de traitement de l’information, à partir d’un gros dossier portant sur un problème de société, avec à la fois  des questions de repérage, pour des informations précises noyées dans la base documentaire, des questions d’analyse  pour trouver une réponse qualitative sur un enjeu particulier  et enfin des  questions de synthèse sur l’ensemble du dossier (la meilleure problématique, le meilleur titre, la meilleure conclusion …)     

 

Les candidats qui ont franchi les barres d’admissibilité sont invités à venir passer des oraux. La note de ces oraux est ensuite pondérée (souvent à égalité de coefficients) avec la note initiale des écrits  pour obtenir une note finale, qui est ensuite confrontée à une barre d’admission finale. 

Les oraux varient d’une école à l’autre mais reposent sur un même principe :

un entretien individuel qui constitue le plus gros coefficient et un ou deux oraux de langues.

L’entretien

L’entretien, c’est le moment décisif. Les coefficients attribués représentent l’essentiel de la note d’oral. Ils sont donc l’élément le plus important de la moyenne globale.

Le candidat doit se rendre dans chacune des écoles à laquelle il postule. Le jury est généralement composé de deux membres : un professeur de l’établissement et un dirigeant ou un cadre d’entreprise. La durée de l’entretien est variable, en général une demi-heure, parfois plus . Certaines écoles ajoutent d’autres épreuves : exposé de 10 minutes sur un sujet d’actualité avec une demi-heure de préparation préalable, ou entretien collectif.

Chaque école a son style d’entretien. Certaines s’appuient sur un mini-CV que le candidat doit remplir en arrivant, mais globalement, il s’agit pour l’étudiant, partout, de convaincre de la solidité de sa personnalité et de la cohérence de son orientation.

Les oraux de langue

Presque toutes les écoles ont un oral de langue. Pour SESAME, l’étudiant peut être amené à passer deux oraux de langues.

Pour ACCES tous les candidats passent un oral d’anglais. Les modalités varient d’une école à l’autre dans la durée (20 minutes à 45 minutes) et dans la forme (simple entretien, présentation d’une vidéo suivie de questions, étude préalable d’un article de presse d’actualité anglo-saxonne…). Dans tous les cas de figure, le jury cherche à mesurer un niveau global de compréhension et d’expression