Logement : l’APL maintenue pour les étudiants

letudiant.fr | 05.11.2015 | Par Laure Antoine………………..

La menace est écartée : le gouvernement ne touchera pas aux APL étudiantes comme on pouvait le craindre. Deux amendements mis en cause depuis leur adoption jeudi 29 octobre, sont finalement recalés. Bémol : les étudiants dont les parents sont assujettis à l’ISF perdent l’APL. Explications.

 

 

« Les aides au logement indispensables pour les étudiants des classes moyennes : pas de remise en cause de leur universalité ! », tweetait mardi 3 novembre 2015 la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, assurait le même jour qu’à l’Assemblée nationale, « en séance, le gouvernement [émettrait] des avis défavorables aux amendements de réforme APL étudiants ». Le gouvernement a tenu parole, il a finalement reculé.

Les syndicats vent debout

Pourtant, la crainte d’une remise en cause était justifiée. En effet, le 28 octobre 2015, deux amendements étaient adoptés « en catimini » selon les termes de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France), par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Intégrés au projet de loi de finances pour 2016 et visant à réaliser des économies, ils ont mobilisé dès le 30 octobre les syndicats étudiants. Et pour cause : ils mettaient les APL pour les étudiants sous conditions de ressources. En clair, cette aide aurait dépendu des revenus des parents.

Pour l’UNEF c’était « priver jusqu’à 500.000 jeunes d’une aide d’un montant entre 100 et 200 € par mois, indispensable pour payer leur loyer », ajoutant que « les aides au logement sont les seules aides calculées selon la situation propre des étudiants et non celle de leurs familles. Cela signifie que ce sont les seules aides accessibles aux étudiants des classes moyennes et à ceux qui sont autonomes ».

Émilie, étudiante à l’université Panthéon-Assas, a eu peur de perdre son APL, d’environ 200 €, soit le tiers de son loyer. Elle tient à son autonomie. Essentielle, cette somme lui permet d’acheter des livres, de la nourriture, de payer une partie de ses frais de scolarité…  Elle regrette que le gouvernement « s’acharne sur les classes moyennes ». « Si je perdais mon APL, je serai obligée de trouver plus petit ou de me mettre en colocation », conclut-elle.

De son côté, la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), soulagée par le recul du gouvernement, tient à rappeler que « le dialogue social ne peut s’organiser à coups de butoir » et que les étudiants « continueront à s’opposer farouchement à toute mesure d’économie faite sur le dos de leur capacité à se loger, à étudier, à réussir ! »

L’Assemblée nationale a finalement pris mercredi 4 novembre 2015 une mesure de « portée symbolique ». Elle a décidé d’exclure de l’APL les étudiants dont la famille paye l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune).

 

 

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